Chorégraphe-interprète, londonien originaire du Bangladesh, il dirige la Akram Khan Dance Company.

Il se nourrit d’une part du kathak, une danse indo-persane ancienne, alliant des pirouettes très rapides et des poses de statues indiennes, la mythologie et la musique hindoustani  et  d’autre part de la  danse moderne occidentale, pour développer un langage qualifié de "kathak contemporain".

Conjugués dans un rapport de complémentarité, et non d’opposition dialectique, Akram Khan nous donne à voir un univers, à la fois impersonnel et personnel, au croisement d’une danse classique et de la liberté contemporaine, le résultat est une écriture nouvelle et forte. La présence scénique de Khan est souvent qualifiée d’électrisante, ses bras sculptent l’espace autour de lui avec une grâce fluide, calligraphique.  Dans  ses chorégraphies il s’inspire aussi librement des écrits d’Arundhati Roy ou bien de la narration d’un texte du romancier et scénariste Hanif Kureishi.

C’est sa capacité d’absorption des mondes occidental et oriental qui nous interpelle, "je reviens de plus en plus à mes origines, car le déséquilibre qui se produit lorsqu’on retire la structure connue, apprise, inconsciente même, ouvre le champ à une connaissance corporelle plus profonde encore".

Akram Khan chez lui à Londres

A zon-mai, captures vidéo de Sidi Larbi Cherkaoui et Gilles Delmas. © Gilles Delmas